2017, Sister Polygon
Revisiter le passé est extrêmement courant dans de nombreux arts et la musique n'échappe pas à cette sorte de boucle temporelle faisant périodiquement remonter à la surface des styles vieux de plusieurs décennies. C'est ainsi que l'on retrouve de forts accents de Siouxsie And The Banshees à leurs débuts dans la new wave énergique, voire agressive et bruitiste des Priests, un groupe américain de la décennie 2010, dont je note au passage que la critique s'est davantage intéressée à leurs paroles contestataires qu'à leur musique. Cet écho du passé s'entend aussi dans les vocalises de la chanteuse, Katie Alice Greer, qui fait même des infidélités à Siouxsie Sioux pour faire un petit « coucou » à Kate Pierson des B-52's (au début de Pink White House). Leurs morceaux sont très bien composés et offrent des arrangements remarquables, en particulier grâce au jeu de guitare extrêmement varié de G.L. Jaguar (Nicki, le formidable Pink White House ou encore Suck et No Big Bang où l'on retrouve la basse et la guitare métalliques saccadées si caractéristiques de la new wave). Il faut aussi noter des interventions parcimonieuses mais judicieuses de violoncelle, saxophone, clarinette et synthés. L'on pourrait parfois regretter que le chant dérape un peu trop vers le criard, mais cette approche est après tout fidèle aux tout débuts de la new wave, dont il faut se rappeler qu'elle vient du mouvement punk.
15 mars 2026
Studio de l'émission TV WCPO Lounge Acts à Cincinnati (Ohio, États-Unis), le 20 juillet 2017.
Vidéo éditée par WCPO Lounge Acts.
2017, Sister Polygon.