Starless

Musicabrac / OK Computer

Deux Géo Trouvetou écrivent du code pour inspirer les musiciens artificiels. L'informatique y gagne probablement ; la musique pas vraiment.

Robot pianiste.

Robot pianiste.
Photo : Franck V.

Intelligence artificielle : on n'a que ce mot-là à la bouche en ce moment. Il paraît que ça brasse des quantités surhumaines de données pour apprendre à faire mieux et plus vite que nos médiocres cerveaux, si limités que l'on ne sait toujours pas comment ils fonctionnent. Deux développeurs américains réunis sous le nom de Dadabots se sont mis en tête de créer le nouvel âge musical à travers des algorithmes permettant aux « artistes artificiels » d'improviser « à la manière de ». Les échantillons de cette production, qui vont jusqu'à un « morceau » en temps réel et sans fin de death metal inspiré du groupe canadien Archspire, montrent que cela fonctionne à un léger détail près : c'est inaudible et franchement moche. Informatiquement parlant, c'est peut-être un exploit ; musicalement, c'est juste une catastrophe. Il y a quand même quelque chose que nos geeks semblent oublier : ce n'est pas la technique qui fait l'œuvre, mais l'intention.

8 mai 2019

Vidéo / Relentless Doppelganger

Génération automatique et illimitée de death metal.
Vidéo mise en ligne par Dadabots

Sources : Une intelligence artificielle compose une chanson de heavy metal sans fin (Simon Chodorge, L'Usine nouvelle, 29 avril 2019) ; Generating Black Metal and Math Rock: Beyond Bach, Beethoven, and Beatles (Zack Zukowski et CJ Carr, arXiv, 16 novembre 2018) ; Dadabots (a platform for artificial artists).

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© René-Luc Bénichou / 2005-2019. Page éditée le 2 juin 2019.