2009, Frenchkiss / Mom and Pop
Les musiques sombres m'attirent parce que je m'y sens chez moi. Qui se ressemble s'assemble, n'est-ce pas ? La tristesse a sa palette sonore et l'entendre me rassure, ne serait-ce que pour constater que d'autres ont à supporter ce handicap. Mais le temps passant, je m'aperçois que des musiques plus enthousiastes, plus insouciantes, voire plus joyeuses me touchent aussi, et peut-être même davantage. La dernière en date vient de Milo Greene, après Of Monsters And Men et Arcade Fire à leurs débuts. Même si toutes ne respirent pas nécessairement la joie de vivre, elles ont une spontanéité et une lumière ressemblant à de l'espérance qui m'émeuvent profondément. Les girouettes des baleines indépendantes me font le même effet. Il paraît que les paroles sont niaises, certains jugent que la musique elle-même n'a aucune circonstance atténuante, sur le ton « c'est bien le banjo, mais encore faut-il savoir en jouer ». Moi, tout ce que je sais, c'est qu'une chanson comme The Great Estates, avec son banjo justement, sa mandoline, son orgue, sa grosse caisse maline et son refrain lumineux me donne à entendre que le son du bonheur, ce n'est pas mal non plus. Ce n'est pas parce que les pessimistes n'y croient plus pour eux-mêmes qu'ils ne sont pas émus d'en voir briller des paillettes chez les autres.
8 novembre 2014
Chicago (Illinois, États-Unis), 11 juin 2010.
Vidéo éditée par lehmanmr96.
Version originale.
Vidéo éditée par Laura J.
2009, Frenchkiss / Mom and Pop.