1987, 4AD
Il n'y a pas : c'est le chant exceptionnel de Lisa Gerrard qui rend l'œuvre de Dead Can Dance si envoûtante. Cela se vérifie aisément dans ce troisième album dont les parties vocales se partagent entre elle et son compagnon d'alors Brendan Perry. Ce n'est pas faire offense à ce dernier que de constater que sa voix ne fait que se fondre dans une musique incantatoire plutôt étrange voire angoissante, mêlant motifs carillonnants, instruments d'orchestre, synthés et percussions martiales. Il en va tout autrement lorsque c'est Lisa Gerrard qui intervient. C'est difficile à expliquer, mais sa voix et sa manière de chanter évoquent immanquablement quelque chose d'oriental, de désertique, de très ancien, de religieux, de peur ancestrale, de triste, de funeste, de deuil. Elle décuple l'impression de beauté froide et de malaise diffus que transmet cette musique, la hissant jusqu'au rang de requiem somptueux et effrayant.
7 juin 2026
Santiago (Chili), le 13 juillet 2013.
Vidéo éditée par Miguel Urzúa.
1987, 4AD.