2025, Sandy Lavallart
Drôle de personnage que Sandy Lavallart, avec sa tignasse, sa propension à se filmer en train de jouer dans des lieux pour le moins exotiques et le rythme (très) lent de ses albums, qu'il signe du nom de Kwoon. Découvert il y a une vingtaine d'années avec un premier album de contes oniriques dont la pochette n'était pas sans évoquer l'expressionnisme de Murnau, il a « enchaîné » trois ans après avec l'album When The Flowers Were Singing, suivi d'une période de tournées, puis du silence. Il faudra attendre 2020 pour que Kwoon ressurgisse sous la forme de « concerts » individuels filmés sur des hauteurs (montagnes, volcans...), et cinq ans de plus pour voir débarquer un troisième album studio, Odyssey. Le calme, la rêverie, les thèmes qui prennent le temps de prendre leur envol, le goût des belles harmonies et des mélodies simples, les soudaines gerbes sonores qui viennent parachever les morceaux : tel est le post-rock majestueux de Kwoon, mêlant ici les instruments classiques du rock, les synthés et les cordes frottées de violons, altos et violoncelles. Il peut y avoir ici ou là quelques passages un peu téléphonés (White Angels) mais globalement, cette musique très cinématographique (Hans Zimmer n'est pas loin), ondulant comme les vagues et les nuages, est un havre de paix, de méditation et peut-être d'espoir en ces temps où la folie du monde s'aggrave à vitesse grand V.
11 mars 2025
Amnéville, près de Metz (France), le 17 mars 2024.
Vidéo éditée par Kwoon.
2025, Sandy Lavallart.